FRACTURE
Rupture dun os ou dun cartilage dur. Elle peut être consécutive à un impact direct (la fracture se produit au point de choc), à un impact indirect (la fracture se produit à distance du point de choc) ou par torsion, plus rarement à des excès sportifs, à des tumeurs bénignes ou malignes. La fracture se manifeste par une douleur très vive exacerbée par le moindre mouvement et très localisée (point douloureux exquis), la difficulté voire limpossibilité de bouger le membre atteint ou de se déplacer, parfois la perception dun crépitement au niveau du foyer de fracture. Parfois la victime ou les témoins ont entendu un craquement au moment de laccident. Extérieurement peut exister une déformation et dans les minutes qui suivent, un gonflement important, une coloration anormale de la peau (rougeur, cyanose). Les complications potentielles dune fracture sont nombreuses :
- Un saignement important, interne en labsence de plaie, entraînant une détresse circulatoire, particulièrement si la fracture affecte le fémur, le bassin ou le thorax.
- une détresse respiratoire dans le cas de fracture Au niveau du thorax.
- Une détresse neurologique en cas datteinte de la moelle épinière dans les fractures de la colonne vertébrale ou du cerveau si la lésion se situe au niveau de la tête.
- Les extrémités acérées des fragments osseux peuvent embrocher ou comprimer un nerf (fourmillements à lextrémité du membre blessé, parfois disparition de la sensibilité), percer ou déchirer un vaisseau sanguin, provoquer des blessures articulaires, visc
- Des dégâts importants aux os longs, en particulier dans le cas du fémur et chez le polytraumatisé, peuvent provoquer une embolie graisseuse par passage de moelle osseuse dans la circulation sanguine.
- Parfois la fracture nest pas évidente. On peut la suspecter en prenant en considération les circonstances de laccident.
Une fracture doit être immobilisée ce qui limite les mouvements, contribue à réduire la douleur, prévient les complications. En présence dune fracture avérée ou suspectée, on doit en premier lieu empêcher son aggravation et évitant toute mobilisation de la zone blessée, à moins quun danger vital immédiat menace la victime. En attendant larrivée des secours dotés du matériel spécialisé, la douleur peut être soulagée et le gonflement réduit par lapplication de froid. Il faut rechercher une complication associée.