EMBRASEMENT GÉNÉRALISÉ ÉCLAIR
Phénomène qui se produit lors d'un incendie dans une construction close mais possédant des ouvertures permettant des échanges entre l'extérieur et l'intérieur.
Il est l'aboutissement d'un lent processus. Dans un premier temps, le feu alimenté en oxygène par les ouvertures se développe. Le volume des gaz et vapeurs de distillation augmente très rapidement. Ils s'accumulent dans les parties hautes du local y créant une surpression, voire gagnent toute la construction jusqu'aux combles par les communications internes. L'ascension des produits de combustion crée dans les parties basses une dépression qui fait entrer de l'air frais. Un tirage s'établit. Quand la température avoisine 400 à 600°C tout le contenu du local distille, l'ensemble du volume du local devient matière combustible et s'embrase d'un coup lorsque est atteint le point d'auto-inflammation.
Des indicateurs annoncent l'imminence de l'embrasement généralisé : des flammes jaune vif sont visibles au niveau du foyer localisé, la couche de fumées devient rapidement dense, s'abaissant fortement du fait de la pression des gaz en partie haute du local où la chaleur est très élevée contraignant les intervenants à se tenir au plus près du sol. De petites flammes apparaissent à l'interface fumée-air, s'intensifiant en rouleaux de flammes courant dans la couche de fumée proche du plafond.
Ces manifestations imposent aux intervenants une grande prudence : engager le personnel minimum indispensable et prévoir son repli, progresser au plus prés du sol où la concentration des gaz et fumées et moins importante, refroidir les gaz et fumées en partie haute.
L'embrasement généralisé éclair a fait l'objet d'un guide national de référence en 2003 (abrogé en 2018).
DicoSécurité - 2023-01-01 /P