SOUFRE (S)
Corps simple (numéro atomique 16), solide à l'état naturel et de couleur jaune vif parfois nuancé de brun verdâtre, de couleur jaune-orange à rouge brun à l'état liquide. Il est commercialisé et transporté à l'état solide sous forme de poudre, de granulés, de grains et plaquettes, ou à l'état liquide entre 113°C et 119°C.
Le soufre est inflammable à l'état liquide à une température de 136°C. À l'état solide, il est combustible, mais la combustion nécessite un préchauffage. Il brûle avec une flamme bleu pâle, presque invisible, en dégageant de l'anhydride sulfureux (dioxyde de soufre), gaz très toxique à concentration élevée.
Ses poussières sont explosibles dans l'air (coup de poussières) ou en présence de corps oxydants, nitrates, chlorates, métaux en poudre (aluminium), les charbons. Il réagit avec les hydrocarbures en produisant de l'hydrogène sulfuré et des sulfures de carbone. Le soufre humide est corrosif vis-à-vis du cuivre et de ses alliages, du nickel et de ses alliages, et de l'acier. Certains soufres industriels, mal dégazés, peuvent contenir de l'hydrogène sulfuré en quantités suffisamment importantes pour constituer par lui-même un risque d'explosion et d'incendie.
La poussière de soufre est très irritante pour les muqueuses, en particulier oculaires. À 140°C il devient un liquide orangé, émettant des vapeurs nocives, d'odeur piquante. À l'état fondu, le soufre provoque de graves brûlures, d'autant qu'il adhère fortement à la peau et aux vêtements en se refroidissant.
Le soufre a de nombreuses applications thérapeutiques, pur ou en entrant dans la composition de nombreuses préparations médicamenteuses : sulfamides, antibiotiques, hypoglycémiants, antiparasitaires, etc. Il est principalement employé comme engrais et comme fongicide en particulier contre l'oïdium de la vigne.
DicoSécurité - 2023-01-01 /P